Le vent d’octobre chuchotait entre les roseaux de la plage de Trégrom, là où le Léguer dessine des méandres paresseux avant de se jeter dans la mer.
C’est là, sous un ciel pluvieux, que la Sauge, vieille gardienne aux feuilles grises, remarqua la première l’absence de sa voisine : l’Armoise maritime, dont les tiges dorées berçaient autrefois les abeilles.
Pas une trace, pas même une racine. Juste un vide, comme si la terre avait englouti son souvenir...